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Vendredi 4 Janvier 2008
Vélib, l'expansion en banlieue compromiseLe Tribunal administratif interdit l'expansion du Vélib aux communes limitrophes de la capitale
Le 3 janvier 2008, le Tribunal administratif a invalidé la délibération du Conseil municipal de Paris portant sur l’extension du réseau Vélib aux communes limitrophes à la capitale. Saisi en référé précontractuel par Clear Channel, le tribunal estime que l’élargissement du réseau «à trente et une communes doit être regardé comme un nouveau marché» et nécessite donc un appel d’offre et une mise en concurrence. Il est également rappelé que les décisions prises par le Conseil municipal de Paris ne peuvent concerner que le territoire parisien. Le contrat passé entre la mairie de Paris et la Somupi, gestionnaire du réseau Vélib, ne peut donc s’appliquer en dehors de celui-ci. Candidat malheureux à la gestion du vélo parisien, Clear Channel avait fait valoir qu’un tel avenant au contrat entre la municipalité et la Somupi, filiale de JC Decaux, offrirait à ce dernier « un avantage exorbitant » pour l’attribution des contrats de mobiliers urbains dans les communes voisines.
Paris ira en cassation
Le nouveau développement du réseau Vélib prévoit l’implantation hors les murs de 300 stations et 4500 vélos dans une couronne large de 1,5 kilomètre autour de la capitale. La ville de Paris a décidé de se pourvoir devant le Conseil d’Etat. Elle affirme dans un communiqué qu’elle s’est « entourée de toutes les précautions visant à ce que cette expansion favorise les déplacements à vélo entre Paris et les communes qui l'entourent, sans constituer un maillage de ces communes ». Ces dernières pourraient ainsi compléter ledit maillage en lançant leurs propres appels d’offres. Alors que 15% des utilisateurs de Vélib viennent de banlieue, la connexion des réseaux existants ou en projet serait souhaitable. Cela suppose une compatibilité des cycles et des stations des différents opérateurs. Mais les relations à couteaux tirés qu’entretiennent les principaux protagonistes risquent de peser lourdement sur l’interopérabilité de systèmes protégés par des brevets jalousement gardés.
Raphaël Rone
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